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Décembre 2013 :
Création du collectif Greffes+

Octobre 2013 :
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"Reportage jt 13h de TF1 sur le don d'organes"

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Témoignages

Pr Christophe Legendre
Chef du service de transplantation rénale adulte de l'Hôpital Necker à Paris


La transplantation, une « médecine optimiste »

Les patients qui arrivent dans le service pour une transplantation, souvent après plusieurs mois ou années d'attente, sont pleins d'espoir. Leurs attentes sont immenses. Et heureusement, dans la grande majorité des cas, à l'heure actuelle, la transplantation est réussie, leur qualité de vie est transformée. En quelques semaines, ils prennent pleinement conscience de cette amélioration.

Bien sûr, tout n'est pas encore parfait. Les traitements immunosuppresseurs, même s'ils sont de plus en plus efficaces, sont parfois encore mal tolérés et les risques infectieux et tumoraux persistent à long terme. En ce qui concerne les infections, la prévention est de plus en plus efficace. En revanche, le problème du cancer reste préoccupant, même si certains nouveaux immunosuppresseurs semblent moins nocifs que d'autres à long terme.

La principale difficulté à l'heure actuelle reste la pénurie de greffons. Elle persiste malgré l'augmentation du nombre de donneurs recensés et prélevés. Comme les résultats des transplantations s'améliorent régulièrement, de plus en plus de patients souhaitent bénéficier de ce traitement et sont inscrits sur la liste d'attente.

Il faut remarquer que la durée d'attente est très variable d'une région à l'autre et l'Ile de France est particulièrement défavorisée par rapport aux autres régions. Il faut donc trouver d'autres solutions pour pallier cette pénurie : le recours aux donneurs vivants apparentés (qui constituent environ 25% de notre activité à l'hôpital Necker), les reins dits marginaux, c'est-à-dire prélevés sur des donneurs plus âgés, les prélèvements effectués sur des donneurs à cour non-battant, peut-être bientôt les greffes ABO incompatibles...

Le recours aux donneurs vivants est encore relativement faible en France bien que cette solution permette de transplanter les patients avec des reins d'excellente qualité et donc des résultats bien meilleurs que ceux obtenus avec des reins de donneur décédé.

Un suivi à long terme : la greffe n'est pas une guérison

Le suivi des patients transplantés est très important pour bien adapter les traitements, dépister précocement les éventuelles complications, traiter l'hypertension artérielle, etc. C'est bien sûr le rôle des équipes de transplantation, mais en coopération avec les néphrologues qui assuraient la dialyse avant la greffe. Ce suivi est très rapproché dans les semaines qui suivent la greffe puis plus espacé au fur et à mesure que le temps passe.

Il faut que les patients transplantés prennent conscience de l'importance du traitement immunosuppresseur pour éviter les pertes inutiles de greffons dues à ce qu'on appelle la mauvaise observance, c'est-à-dire le fait de ne pas prendre ses traitements régulièrement et à la bonne dose.

Le suivi d'un patient transplanté, c'est donc un partenariat à long terme !



 

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